Source : Nicolas Azam
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A l’US Dax, l’année de la confirmation et des ambitions pour Vincent Etcheto
Le manager entame une deuxième saison à la tête du club landais. Il a désormais l’ambition de faire grandir son groupe, sans brûler les étapes, et fixe un cap clair : assurer le maintien le plus rapidement possible
Quel bilan tirez-vous de votre première saison et dans quel état d’esprit abordez-vous la deuxième ?
On était plutôt satisfaits de la première saison, même s’il y avait des imperfections. Sauver le club, c’était important. L’état d’esprit qu’on y a mis, mais aussi le rugby qu’on a pratiqué, sont quand même des points positifs. J’ai dit aux joueurs que, collectivement, on avait fait quelque chose de très propre, et que chacun devait maintenant progresser individuellement. Pour moi, dans la moyenne, on est à 11 ou 12 sur 20. Si chacun monte à 14 ou 15, on peut améliorer l’équipe.
Cette première saison, avec tout ce qu’elle a comporté, a-t-elle changé quelque chose chez vous personnellement ?
Non. Je suis optimiste de nature. Quand je suis arrivé ici, j’ai fait profil bas. Mon objectif était vraiment de mettre en pratique le rugby que j’aime et surtout de créer un état d’esprit. Ce groupe n’avait pas besoin de moi pour bien s’entendre. On a fait la Feria ensemble, on a retrouvé les joueurs en soirée avec le staff. J’ai besoin de ça : d’un climat
sain et serein.
Avec un recrutement limité à l’intersaison, vous retrouvez un groupe que vous connaissez déjà. Est-ce un
avantage pour travailler immédiatement ?
Oui, tout à fait. Nous avons fait du rugby dès le premier jour. C’est moins rébarbatif pour les joueurs et, pour nous, cela permet de gagner du temps sur le projet, sur la technique et sur tout ce qu’on veut mettre en place. C’est vrai qu’on se dit qu’on aurait pu améliorer l’équipe avec cinq ou six joueurs de calibre supérieur. Mais, budgétairement, c’est une année blanche à ce niveau-là. Les dirigeants ont fait un gros effort pour tout remettre à plat.
Quelle équipe voulez-vous voir cette saison ?
Je veux qu’on garde notre style, une équipe joueuse qui n’a pas peur de jouer au ballon. Mais il faut être bons dans tous les secteurs. Je ne veux pas qu’on surjoue. Je veux davantage d’alternance, notamment avec le jeu au pied, et des avants encore plus dominateurs dans les phases de conquête. Il faut garder notre identité, mais surtout que ce style nous fasse gagner des matchs.
Après la saison dernière, comment éviter que les attentes nouvelles pèsent sur le groupe ?
Les partenaires sont reconnaissants, mais ils sont aussi exigeants maintenant : ce qu’on a fait l’an dernier, il faut le faire mieux. C’est pareil pour les supporters. Mais ça ne doit pas nous mettre de pression. L’an dernier, quand je suis arrivé, beaucoup de gens me trouvaient nul et regrettaient mon prédécesseur (Jeff Dubois, NDLR). On ne s’est pas mis la pression. Il ne faut pas qu’on s’en mette maintenant qu’on a fait quelque chose de correct.
Quel est votre objectif sportif ?
Cette année est celle de la confirmation. Il faut qu’on arrive à stabiliser le club pour pouvoir ensuite construire l’équipe de demain et celle d’après-demain, en se sauvant le plus tôt possible. J’aimerais qu’on soit dans les six
premiers au terme du premier bloc qui nous permettrait d’y être. Si on fait le boulot, notamment à domicile, on peut se retrouver dans une bonne situation. Mais l’objectif reste le maintien.
😜